AILLEURS


AILLEURS [ajœR] adv. – XIIIe ; ailurs 1050 ◊ probablt latin populaire °aliore (loco), compar. du classique alio, avec s adverbial
■ 1 Dans un autre lieu (que celui où l'on est ou dont on parle), autre part. Allons ailleurs, nous sommes mal ici. « Pourquoi chercher ailleurs ce que l'on a chez soi ? » BOURSAULT. Vous ne trouverez cette marque nulle part ailleurs, en aucun autre endroit. Partout ailleurs : en tout autre endroit. Ne souhaite pas « trouver Dieu ailleurs que partout » GIDE. — FIG. Il est ailleurs, son esprit est ailleurs : il rêve, il est distrait. absent. Avoir la tête ailleurs. vx Aimer ailleurs : aimer une autre personne.

■ 2 (Précédé d'une prép.) Des extraterrestres venus d'ailleurs, d'une autre planète. Ce n'est pas pour ici, c'est pour ailleurs. RARE « le conduire par ailleurs » SAINT-SIMON. — SUBST. Lieu situé ailleurs, pays étranger ou lointain. « la puissante odeur de kérosène qui devient aujourd'hui le parfum des ailleurs » BAZIN. ♦ loc. adv. D’AILLEURS […]

« On n'entre jamais tout à fait dans la place où l'on est ; on ne reconnaît son moule dans aucun des creux de la vie (…) toute patrie est un exil, tout exil est une patrie ; Ailleurs semble toujours préférable à Ici (…) »
Victor Hugo, Post-scriptum de ma vie, Contemplation suprême, 1901 (iii)

« Ailleurs est un mot aussi beau que demain ».
Paul Morand

« Il est préférable d'être ailleurs lorsque autre part n'est plus ici. »
Pierre Dac, Mots d’esprit

« Toute sortie est une entrée quelque part ailleurs. »
Tom Stoppard

« L’obsession de l’ailleurs c’est l’impossibilité de l’instant ; et cette impossibilité est la nostalgie même. »
Emil Michel Cioran, Précis de décomposition, 1949

 

DEFINITION

VU PAR TITOUAN LAMAZOU

VU PAR SAPHO

VU PAR ALAIN REY