Vu par Alain Rey
Depuis la découverte du gène, en 1909, (un centenaire !) la génétique a fait des pas de géants. Le génome est la réalité ultime de l’espèce vivante, qui définit ses caractères et leur transmission : passé, présent et avenir de la mouche, de l’éléphant, de l’être humain sont dans leurs génomes. Il n’y a plus qu’à l’inventorier, par séquences (en avant, les séquençages), a-t-on pensé, pour en découvrir les secrets.
Mais à trop suivre gènes et génomes (« suivez-moi, génome ! »), on mécanise le vivant. L’espèce peut-être ; l’individu humain, non.
Le propre de l’homme, on nous l’a dit, c’est la parole, la pensée abstraite, la technique, le rire ; c’est aussi transcender le génome.