PERENNE

Vu par Alain Rey

Réjouissons-nous. Le premier à employer ce latinisme est le grand et subtil Montaigne. Éternel est trop fort pour l’esprit humain, pérennel, qui s’est dit aux XVIe et XVIIe siècle, est plus raisonnable. Ce qui dure toute l’année, per et annus, et recommence l’année suivante, est en effet perpétuel ou, si l’on veut, renouvelé.
Nous parlons prudemment d’énergies renouvelables. Mais ce qu’il nous faut, ce sont des énergies renouvelées, d’une année l’autre, autrement dit pérennes. Sinon, nous allons soupirer après les sources épuisées et dire, après Villon, « Où sont les énergies d’antan ». Et antan, ce n’est pas loin ; l’année dernière, simplement.

 

DEFINITION

VU PAR PERIHANE COCHIN...

VU PAR ALAIN REY